Chasser pour trouver l’être aimé

-« Coudon, y’en a tu ben, des gars à qui tu parles? »

-« Bah, pas si pire. Juste 7 ou 8. »

 

Hey! Moi je me trouvais HI-LA-RAN-TE!

Vraiment! Je me trouvais très drôle. Pourquoi? Parce que c’était une réponse conne, improbable. C’était tellement épais que c’était impossible qu’il y croit et c’est ce qui faisait que (à mes yeux) c’était comique. (Notez que j’ai amélioré mon humour depuis.)

Pas vraiment besoin de vous dire que lui, ça ne l’a pas fait rire. Vraiment pas. Il a fallu que je coure longtemps pour qu’il revienne, pour qu’il croit que ce n’était qu’une mauvaise plaisanterie.
The thing is… J’étais nouvellement célibataire. Je ne connaissais rien encore de ce nouveau monde dans lequel j’avais mis les pieds. Je n’avais pas réalisé… En fait, ça a pris environ un an avant que j’allume, avant que je comprenne : C’EST COMMUN ET MÊME « NORMAL » DE VOIR PLUSIEURS PERSONNES À LA FOIS.

Mais pas pour moi! Je n’ai pas envie de chasser. Ni le buck, ni le petit gibier. Je n’ai pas envie d’arriver avec mes gros sabots, un gun à la main.

Pour moi, quand on rencontre quelqu’un qui nous plaît, on va de l’avant, on apprend à le ou la connaître. On cesse toute recherche, on ferme les sites de rencontres (je vous avais dit que j’étais naïve). Je pensais qu’une personne c’était assez. Pourquoi continuer à chercher si on a trouvé quelqu’un avec qui on a envie d’être?

***

Avez-vous remarqué? Jamais il n’a été si facile de rencontrer. Jamais ça n’a été si accessible. Et pourtant, jamais ça n’a été si difficile, si compliqué. « Je lui plais ou pas? »  « Il me parlait tous les jours et soudainement, je n’ai plus de nouvelles. »  « Il est intéressant, mais il y en a un autre qui veut me rencontrer. »  Tant de questionnements pour nos esseulés de ce monde…

Au fond, c’est simple. Il n’y a qu’une chose à se rappeler :

À force de s’éparpiller, on finit par se perdre.

Tant et aussi longtemps qu’on va avoir 28 lignes à l’eau à la fois, on ne donnera jamais l’attention nécessaire à celle qui est en train de pogner. À force d’aller trop vite, d’avoir trop d’opportunités, on finit par se lasser, par manquer de savoir-faire, de savoir-vivre. Par perdre l’envie de charmer, de se donner la peine, de donner la chance. À la fin de l’année, on aura mis 120 lignes à l’eau et on sera tout de même seul à Noël avec notre seau d’eau.

Et si au lieu de s’étourdir avec toutes les lignes mises à l’eau, on se concentrait sur celui/celle qui nous plaît? Si on se donnait la chance, si on cessait les autres conversations, les autres recherches, le temps de découvrir la personne devant nous? Alors peut-être aurions-nous la chance de découvrir des joyaux non réclamés.

Parce que entre vous et moi, des célibataires extraordinaires, il y en a partout. Et si on leur laissait la chance de briller avant de se dépêcher de les rejeter à l’eau? 
[Source de l’image: Pixabay par the3cats]

 

1 Comment

  • Stéphanie dit :

    Et s’il n’y a personne qui nous intéresse? Qu’on a tellement parcouru de sites de rencontre dans les derniers mois qu’ils en deviennent redondants et sans intérêt?

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