Pas de chicane dans ma cabane?!

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Se chicaner. S’engueuler. S’obstiner. Se pogner. Si ça ne pouvait pas exister dans un couple, ça serait merveilleux, n’est-ce pas?

Quoi que parfois, ça fait un bien fou.

Mais quelle est la limite de l’acceptable?

Est-ce que vivre une relation sans chicane est signe d’une relation saine?

Hum… Voyons voir.

Selon moi, il existe deux sortes de chicane. L’inutile et l’essentielle.

L’inutile, c’est celle qui revient chaque jour. Chaque fois que ton chum fait quelque chose ou ne fait pas quelque chose. Chaque retour du boulot. Entre le bain des enfants et le coucher. Pendant la vaisselle. Pendant l’organisation des repas. L’épicerie. L’inutile est toujours là quand tu es « à boutte », fatiguée, épuisée. Écoeurée.

(Ou parce que ton chum te met « à boutte » ?! Ça, c’est aussi une question qu’il faut se poser.)

C’est souvent quand on ne s’endure pas soi-même que le chéri écope de nos états d’âmes. On s’engueule très rarement sur une terrasse au soleil en train de boire un martini, pas vrai?

Les chicanes quotidiennes dérangent. Les chicanes quotidiennes sont souvent un défoulement. Une façon de dire à l’autre qu’on est pas bien. Est-ce le bon moyen? Peut-être. Ça dépend de votre couple, de votre endurance, de vos tempéraments. Ça dépend surtout de la façon dont la chicane se déroule et comment elle se termine…!

Mais les chicanes inutiles sont nuisibles.

Elles brisent les couples. Elles ne servent à rien. Elles sont souvent basées sur des niaiseries. Basées sur des choses vraiment futiles qu’on se demande pourquoi on se dispute pour ça. Et pourtant on le fait. Et ça continue jour après jour après jour.

On ne se mentira pas: se disputer pour tout et rien, ça ne fait pas avancer une relation. Point. Se chicaner parce que le chum n’a pas vidé le lave-vaisselle. Ou qu’il laisse toujours trainer ses bas. Ça n’aide pas à améliorer la situation. Ni le couple. Je ne dis pas qu’il faut ignorer la situation, mais parfois, il faut exprimer notre mécontentement d’une autre façon.

C’est inutile quand c’est toujours le même sujet qui revient, de la même façon et qu’il n’y a pas de résultat au bout. C’est inutile parce que le message NE PASSE PAS. Et ça revient encore et toujours. Et ça épuise encore et toujours. Et y’a rien qui avance. Et la relation s’essouffle.

L’essentielle. Elle, je l’aime.

Parce que c’est de la vraie discussion.

Elle est importante. Elle fait avancer les choses. Elle est plus profonde.

Parfois, il arrive une situation qui nous dérange. On boude un peu. Et ça explose.

Pis ça, c’est TRÈS important que ça sorte. Il ne faut pas accumuler les choses. Il faut les laisser sortir, en parler. Je ne dis pas d’exploser en criant et en lançant des assiettes. Et surtout pas en manquant de respect. Non et non. Juste d’exprimer ce qu’on ressent.

Une chicane essentielle, ça fait cracher un morceau. On l’a machouillé. C’était pas nécessairement bon. Pis finalement, ça fait du bien en maudit quand ça sort! On se sent plus léger. On en a parlé. On a trouvé des solutions. On est libéré. La relation peut continuer. Et ça va beaucoup mieux. On a accompli un pas de plus. On solidifie nos fondations. Notre couple.

Ça, c’est essentiel. Ça, c’est de la vraie bonne chicane. Ça, il faut le vivre. Encore et encore. Pas des chicanes inutiles, mais des discussions qui font avancer. Des discussions profondes sur des sujets chauds qui permettent de se libérer. Il faut en avoir. C’est humain.

L’humain est rempli de contradictions, de pensées diverses, de réactions spontanées, d’idées changeantes. On ne peut pas toujours être à la même place au même moment dans sa tête, dans son corps et dans son coeur. C’est fou de croire que nous pouvons toujours avoir les mêmes pensées, les mêmes envies, les même joies, les mêmes bonheurs, les mêmes désirs, les mêmes fatigues et les mêmes peines en même temps. Jamais.

Juste le fait d’en prendre conscience, nous permet de mieux comprendre l’autre. De prendre un certain recul. Une bonne grosse respiration. D’essayer de saisir où l’autre est dans sa tête à cet instant précis.

Et ensuite, on peut transmettre notre message. Autrement. Le faire sans crier. Sans déranger. Sans dramatiser. Juste parler et essayer de se comprendre.

Oui, c’est tout un défi. Mais c’est ça, la vie à deux.

(C’était ma morale de l’histoire. Gros punch!)

 

(Source de l’image)

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