L’amour avec un grand PAS

Pas d’attache. Pas d’attente. Pas de fun.

C’est souvent le cœur au bout des lèvres qu’on arrive à prononcer les mots : je pense que j’ai rencontré quelqu’un.

C’est bien malgré moi que j’ai réalisé qu’entrer en relation est tout aussi difficile que de rompre. Dans les deux cas, on doute, on braille, on est perdu et on a l’cœur égratigné.

Passer à autre chose. J’ai enfin pu le faire. Enlever un poids de mes épaules, un filtre sur mes yeux afin d’atténuer la brume qui constituait mon regard depuis quelques mois. Laisser l’autre. Le laisser loin derrière et changer de focus.

Le problème de notre œil, c’est qu’il a un besoin constant de fixer quelque chose. Notre intérêt se repositionne donc vers une nouvelle personne, parfois malgré nous.

Pour ma part, j’ai le regard assez fuyant. Je repousse l’amour sous toutes ses formes, par manque d’intérêt, par manque de temps. J’attends LA fois sur un million. La fois où la vie me le remettra en pleine face. La fois où j’aurai les deux yeux fixés ben raide. Que la cécité l’emportera. Parce qu’il paraît que ça rend aveugle, l’amour.

Cette fois-là, j’vais avoir d’la misère à voir clair. Parce que j’analyse. Je suranalyse. Et je dialyse tout sentiment amoureux qui s’introduira par mégarde dans mes veines pour me rentrer dans le cœur.

Parce que j’ai peur.

De me faire niaiser.De me perdre. De le perdre.

J’le sais, l’effet que l’amour a sur mon p’tit corps. Ça me rentre dedans, ça me shake, ça me donne la nausée. Et comme la grippe saisonnière, je l’attrape toujours au mauvais moment, je suis malade comme un chien et j’ai la gorge qui brûle. De mucus ou de bonheur, c’est selon.

Malheureusement, y’a pas encore de vaccin pour ça.

[Source de l’image: Unsplash]

 

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