Ce genre de feeling

J’ai vu y’a pas longtemps une théorie comme quoi on devrait pas être sur les nerfs quand on rencontre l’âme soeur, qu’on devrait se sentir sain pis en paix. Ben c’est comme ça que j’me sentais avec toi.

J’aime bien l’idée qu’on se sentirait dans un p’tit cocon d’sécurité en prenant la main d’notre moitié. Pis ben c’est ça qu’ça m’faisait avec toi.

Le genre de feeling je-peux-même-pu-embrasser-des-inconnus-dans-les-bars-parce-qu’y’ont-tous-ta-face. Le genre de feeling je-suis-tellement-bien-que-j’oublie-que-t’habites-loin. Le genre de feeling je-peux-plus-écouter-de-musique-parce-que-c’est-pas-pareil-sans-toi. Le genre de bien qui fait mal. Parce que t’es loin. Tant que ça?

Est-ce que c’est mieux d’essayer de s’oublier pour ne pas avoir (peut-être) mal? De passer à côté de quelque chose qui pourrait être beau mais peut-être pas assez long? La maudite question que tout le monde se pose trop souvent : ça vaut la peine de vivre des beaux moments pour avoir de la peine après?

Des fois quand j’y pense toute seule dans mes draps j’me dis qu’on a été égoïstes de prendre cette décision-là. De s’laisser partir sans même avoir essayé. Je t’aime pas. Pis toi non plus. Mais y’a quelque chose qui est indéchiffrable pis impossible à saisir mais qui est là pareil. Qui fait que j’peux pas imaginer qu’on se reparle plus. C’est comme un gros fuck you au destin qui t’a mis sur mon chemin. Y’a des gens qui restent seuls toute leur vie, y’a des gens laissés de côté… Pis y’a toi. Pis moi. Qui restent chacun de leur bord par orgueil ou par peur ou par angoisse du futur ou n’importe quelle autre niaiserie qui empêche le monde d’avancer et de prendre des risques.

Donc au lieu de passer des bons moments à écouter de la musique trop fort dans ton appart en laissant couler nos yeux, on va passer à autre chose en s’oubliant pis en essayant, chacun de notre côté, de mettre nos faces sur des amants sans importance qui nous feront oublier un peu, pour un moment.

T’sais pour l’instant j’ai Mappemonde dans tête, mais j’ai l’impression que si on continue comme ça j’vais t’chanter qu’Ton amour est passé de mode

Merci aux Sœurs Boulay pour leurs chansons donc bien inspirantes que j’ai écoutées tout au long de la rédaction de ce texte.

[Source de l’image : Lay lady lay parLourenço Tomás]

 

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