La fois où je ne me suis pas assez retenue

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T’es arrivé dans le paysage de façon assez aléatoire. Des fois on se parlait beaucoup. Des fois un peu et d’autres pas du tout.

Un jour le timing a fait que t’étais là au « bon moment ». On s’est alors vu, on s’est parlé plus souvent. Tu as commencé à faire partie de mes petits bonheurs quotidiens. Légers et innocents. Des sourires inattendus.

J’ai voulu, pour une fois, garder le contrôle, créer une rareté. N’étant qu’humaine, après plusieurs sous-entendus… j’ai cédé et toi aussi. On a cédé à deux, parce qu’on a juste une vie et que des fois il fait froid dans un lit.

On a consommé notre manque d’affection, de chaleur humaine. Je me suis gardée une petite gêne mentale, j’ai tenu à garder mon contrôle. Tu l’as ressenti. Tu me l’as fait remarquer, que je n’y étais pas en entier. Je me suis laissée aller.

L’as-tu senti? Je n’en sais rien, mais tu as ensuite pris tes distances. Plus d’intérêt.
Sweet fuck all.

Et je suis là, un peu désordonnée dans le mental. Un p’tit vide de plus dans l’cœur, dans l’quotidien. Une couche de plus à ma carapace.

Un beau gaspillage de battements de cœur.
Merci pour l’inspiration…

Fin.
Encore.

[Source de l’image : Hand in hand is the only land par Neal Flower]