J’pourrais pas oublier. Mon cœur était serré depuis des jours. On s’est dit au revoir, car tu partais pendant quelques semaines. Et je sais pas si tu te rappelles comment je pleurais, sous la pluie en te disant au revoir, mais je t’ai dit que j’avais peur que plus rien ne soit pareil quand tu allais revenir. C’est douloureux de réaliser à quel point j’avais raison…
***
C’était jeudi, heure de pointe. La 7 était jam pack, c’était étouffant. On se chicanait, ce qui était devenu notre cruelle habitude. Tu m’as écrit que t’avais besoin d’un « esti de bon break ». Charmant. Je suis tellement restée bête que j’ai essayé de te faire feeler cheap en te répondant si t’étais vraiment certain, de me laisser par Facebook.
Et plus rien. Le fameux Seen, avec l’heure à laquelle tu l’as lu. Mais silence. Je serrais mon téléphone tellement fort en me disant que je réussirais à te faire écrire une autre réponse. Sérieux, j’espérais que tu me dises my bad, je me suis trompé de conversation. Mais non, toujours le silence. Faque j’ai débarqué de l’autobus pis j’ai couru. Et j’ai réussi à prendre mon transfert.
Yesssss! L’amour de ma vie vient de me sacrer là, mais j’ai pas manqué mon autobus! Y’a des jours de même où t’as de la chance hein? Faque c’est ben pathétique, avec le cœur totalement engourdi que je me suis assise dans la 280 et que je voyais défiler les autos. Et tu m’as finalement répondu quelque chose de banal. Quand même, t’étais à l’extérieur du pays, mais tu pouvais même pas m’appeler…? Cheap shot pour le dude qui m’a dit qu’il m’aimait encore quand on s’est laissés définitivement. Surtout qu’une tierce personne a dû intervenir pour qu’on fasse ça en vrai… Parce que si ça avait été juste de toi, ça serait resté comme ça. Chow bye, tu fais plus partie de ma vie.
Ça fait tellement mal. Et je compatis avec tous ceux qui ont subi cette humiliation. C’est dommage que ça arrive de plus en plus souvent. Et je rentre dans la catégorie Facebook les messages textes fatidiques, le message sur le répondeur et même sur la ligne ouverte le jour de la Saint-Valentin où, au lieu de dire à ta blonde que tu l’aimes, tu la laisses (oui, c’est arrivé pour vrai… je suis restée aussi bête que toi!)
Je comprends que c’est ben moins effrayant d’avoir le cul au chaud sur ton sofa et tu peux répéter 100 fois cette petite phrase qui détruit tout, mais really? Tu n’aimes et ne respectes plus cette personne-là à ce point? J’exclus tous les conjoints qui trompent l’autre ou toute autre situation qui crée de l’animosité entre deux personnes. Je parle ici de deux personnes qui s’aiment, mais que leur couple ne fonctionne pas. Et qui se laissent malgré les sentiments.
Je ne te souhaite pas que ça t’arrive un jour. J’aimerais juste ça que tu comprennes le désarroi qu’on ressent quand on lit des mots aussi douloureux. C’est peut-être utopique, mais ça serait le fun que tu te sentes mal de m’avoir autant manqué de respect. Et je parle pas juste durant tout le temps que notre couple a duré, mais aussi à ce moment précis. Parce que personne mérite de se faire laisser sur Facebook.
[Source de l’image : The Strange Thing Facebook Knows About Your Breakup par Women’s Health]